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jeudi 12 mars 2015

Concours Cinéduc analyse et critiques de films 2014-2015, critique Whiplash

Whiplash

Titre de la critique : Whiplash : la batterie dans le sang !

Un long-métrage dans lequel les soldats sont remplacés par des musiciens. Aux armes les instruments!

Andrew (Miles Teller), 19 ans, rêve de devenir un batteur de légende. A la conquête de l'excellence, il intègre le meilleur conservatoire des Etats-Unis, où il est orchestré par le tyrannique Terence Fletcher (J.K Simmons), pour le pire et pour le pire...

Comme le dit l'affiche... Jouissif ! On se prend vraiment une cymbale en pleine tête! Film musical ? Film sportif ? Thriller psychologique ? Damien Chazelle s'amuse à construire un étonnant mélange des genres, et c'est une réussite! Sueur, ampoules, coupures, saignements. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Miles Teller (Andrew), jusque là habitué aux seconds rôles, est une révélation ! Quant à ce prof sadique aux méthodes martiales, JK Simmons a trouvé chaussure à son pied avec ce rôle. Et ça, on achète !

Le film tient principalement sa force de son duo, ou plutôt duel impressionnant ! Dans l'optique de satisfaire son professeur qui est à la fois son mentor et son bourreau, Andrew va se donner corps et âme à une passion qui devient obsessionnelle et destructrice. Un scénario, particulièrement centré sur ces deux belligérants, dans lequel le cinéaste nous incite à nous accrocher à notre héros pour mieux le cerner. Chaque entraînement est assimilé à un véritable combat de boxe où les coups de poings sont remplacés par des coups de batterie. Une adrénaline musicale qui nous fait retenir notre souffle jusqu'au dernier coup de baguette !
En plus d'un casting exceptionnel, une mise en scène magistrale. Quel swing ! A seulement 29 ans, Chazelle est déjà un virtuose du cinéma. Tous les plans, tous les cadrages sont savamment maîtrisés. Une relation «Maître-esclave» renforcée par des contre-plongées parfaitement calculées. Le jeune prodige mène vraiment sa caméra jusqu'au bout des baguettes!

Après 1h45 de show ensanglanté, vous entendrez Charlie Watts (ancien batteur des Rolling Stones) d'une autre oreille. Un chef-d'œuvre qui ne se regarde pas mais qui se ressent ! A vivre !

Établissement : Collège Belledonne, Avenue de Belledonne, 38190 VILLARD-BONNOT
Classe : 3°3
Nom du professeur : Stéphanie COSTA-NOUGIER
Noms et prénoms des élèves : Mélissa BOURECHAG, Tristan BROCHIER-CENDRE, Johanna BONNOT

Concours Cinéduc analyse et critiques de films 2014-2015, critique Les Nouveaux sauvages

Les Nouveaux sauvages

Titre de la critique : Mille-feuille Molotov
Un quart de colère, un quart d'ironie, un quart de vengeance et un quart de « burn-out » : la recette d'un film façon pièce montée. On dévore sans perdre une miette du scénario chargé d'humour noir et d'un comique de situation hilarant. Cerise sur le gâteau : « quatre-quarts » tranché en plusieurs chutes, toutes plus drôles et surprenantes les unes que les autres. Bref, l’appétit ne nous a pas manqué ; on s'est vraiment régalé d'un bout à l'autre, dégustant les intrigues et les personnages, « les nouveaux sauvages ».
Ce thriller est un lâcher de « M. et Mme. Tout le Monde » : du musicien classique raté à une serveuse au passé douloureux, via un beau gosse à bord d'une voiture de luxe. On se sent proche des personnages, de Bombita ou de Santiago face à l'injustice. La farandole peut tout de même choquer parfois : la bêtise et la colère gagnent contre l’administration, les manipulateurs sont acclamés !!! Et pourquoi pas ? On sent un peu de Tarantino. La violence est « partout », dit Bombita quand flou et jeu de profondeur montrent la fourrière en action. Tous les niveaux de la société, de la patronne à la mort aux rats à la haute bourgeoisie pleine aux as, sont touchés. Pour le coup, les antihéros deviennent célèbres grâce à des coups incroyables, voir l'union macabre des automobilistes. Sauvages comme les animaux du générique, dans une jungle où la loi du plus fort est toujours la meilleure, où le maître n'est autre que le réalisateur, le renard.
Damián Szifron offre ici six scénettes : un remake de « Duel » à la sauce argentine, l'attentat d'un ingénieur blasé, un délit de fuite... Deux heures de sketchs où le producteur Pédro Almodóvar a clairement imprimé sa marque. La mise en scène est efficace, les caméras embarquées donnent l'illusion d'une caméra cachée où les personnages sont surpris en plein « pétage de plombs ». Bande son sur mesure, des valses de Strauss pour un massacre, décalage son in et off « haute couture ».
On a adoré ce film. Le cinéma se permet de dépasser les limites, les personnages perdent le contrôle. « Le marquage au sol était effacé », comme le thriller le rappelle. C'est méchant, la société est parodiée. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est ce que l'on ressent en regardant « les nouveaux sauvages ». Les situations galères sont caustiques à souhait. Un film à voir pour toute personne aimant l'humour noir ! À déguster sans modération !

Établissement : Collège Jean Macé 8 rue Lénine 26800 Portes-lès-Valence
Classe : 3ème 6
Nom du professeur : Sylvie Torrès
Noms et prénoms des élèves : Emma Lacourt, Hubert Villuendas, Laurena Clermont

mercredi 11 mars 2015

Lundi 23 mars 2015 à 19h30 : Projection du film « MOI, MA FAMILLE ROM ET WOODY ALLEN » Documentaire de Laura Halilovic, en sa présence.


Un portrait intime d’une petite communauté qui donne une vision personnelle et intense de la culture Rom. Ce film a reçu plusieurs prix, dont l’Ecran d’or longs métrages au festival européen des 4 écrans (Paris 2009). Proposé par Détour de Babel / Cinéduc et cinéma Le Club.

Renseignementssur le site du Cinéma Le Club (préventes à partir du 17 mars)

5e édition du Festival Détours de Babel 2015 du 14 mars au 3 avril 2015, Grenoble et Isère

Détours de Babel 2015 - Les musiques de l’exil

De tout temps les musiques ont accompagné les mouvements de populations, les migrations et diasporas, exprimant autant la culture laissée derrière soi que la rencontre avec les cultures d’accueil enrichissant d’autres points de vue possibles. Elles sont dans les bagages immatériels des exilés, leur mémoire vivante, leur chants de nostalgie, d’amour et d’espoir.
Mais l’exil n’est pas que géographique, il peut être intérieur, spirituel, social, culturel, et renvoie tantôt à l’isolement ou la mélancolie, tantôt au sentiment de liberté, à l’espoir d’un nouveau monde ou enrichissement de la différence d’autrui.
Blues amérindien, chants de Palestine, d’Iran et d’Irak, mais aussi des diasporas locales d’Italie ou du Maghreb. Evocation des frontières, des murs et des océans, entre rêves et désillusion de l’exil. Musiques vivantes des peuples nomades, Klezmer, Roms ou Tsiganes, dont les rythmes se nourrissent des musiques des pays traversés.
Chants d’amour courtois ou poésie mystique entre sentiments sublimés ou recherche d’absolu, mais aussi l’exil ordinaire de la vie urbaine et de ses solitudes ou rejets ou ses rencontres inattendues, croisements inédits entre mémoire, racines et invention de nouveaux territoires artistiques imaginés.
Ce sont ces chemins entre musiques et exils, mémoires et créations qu’empruntera la 5e édition du Festival Détours de Babel : plus de 80 rendez-vous dont de nombreux projets inédits : événements participatifs, concerts, spectacles, opéra, performances, installations, rencontres et débats répartis dans les salles de spectacle, lieux de patrimoine, espace public et lieux de proximité à Grenoble et son agglomération, mais aussi en Isère et dans la Région Rhône-Alpes.


samedi 7 mars 2015

Festival de cinéma espagnol et latino-américain Ojo Loco 2015, du 10 au 22 mars 2015 à Grenoble


L'association étudiante Fa Sol Latino présente la troisième édition du festival de cinéma espagnol et latino américain de Grenoble. A cette occasion 43 films seront projetés au cinéma le Meliès (Caserne de Bonne) et à la Cinémathèque de Grenoble. Parmi cette sélection, 19 avants-premières, 18 inédits, 7 documentaires, et des rencontres avec des réalisateurs. Une programmation adaptée est également proposée pour les publics scolaires (primaire - collège – lycée)

mercredi 4 mars 2015

CCC Centre culturel cinématographique, le ciné-club de Grenoble, cycle « Amours de jeunesse » en mars 2015, salle Juliet Berto Grenoble


Mercredi 4 mars 2015, 20h : Masculin, féminin de Jean-Luc Godard (France – 1966)
Mercredi 11 mars 2015, 20h : Les Amours imaginaires de Xavier Dolan (Canada - 2010)
Mercredi 18 mars 2015, 20h : Café Lumière de Hou Hsiao-hsien (Japon/Taïwan - 2004)
Mercredi 25 mars 2015, 20h : La Fièvre dans le sang d'Elia Kazan (USA - 1961)

Projections : Salle Juliet-Berto (Place Saint-André, Grenoble)

lundi 2 mars 2015

Jaurès Présent, Exposition, conférence, projections du 9 au 13 mars 2015, Canopé de Grenoble


Exposition, conférence, projections, présentation des ressources pédagogiques et lectures
En association avec la Ligue des Droits de l’homme-fédération de l’Isère et le cercle laïque de l’agglomération grenobloise, le Canopé académie de Grenoble accueille l’exposition « Jaurès : le Parcours » du lundi 9 au vendredi 13 mars 2015.
Entrée libre, pour les scolaires visites guidées sur inscription.
Le mercredi 11 mars à partir de 16h, soirée autour de Jaurès avec
la projection d’extraits de 2 documentaires
la présentation de ressources du réseau Canopé
la lecture d’extraits de de textes de et sur Jean Jaurès
« Jaurès un héritage pour le présent » , conférence débat par Marion Fontaine

Programme complet : Renseignements et inscriptions sur le site du Canopé http://www.cndp.fr/crdp-grenoble/

mercredi 25 février 2015

Film et conférence : Peut-on promettre l'amour éternel ? La Vence Scène de Saint-Egrève, vendredi 27 février

Film à La Vence Scène à 20h : Nos étoiles contraires, Carte blanche au collège Barnave le temps d'une séance de cinéma à La Vence Scène! Venez (re)découvrir le film "Nos étoiles contraires" de Josh Boone le vendredi 27 février à 20h. La projection est suivie d'une rencontre avec l'équipe AJA du CHU de Grenoble.



Bibliothèque Barnave à 20h30 : Conférence par Olivia Gazalé, présidente des Mardis de la Philo et maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris
A l'heure des désillusions et du "zapping sentimental", cela a-t-il encore un sens de promettre l'amour éternel ? Par quel prodige la déclaration d'amour initiale peut-elle se déployer dans le temps ? A travers la philosophie, mais aussi la littérature et la sociologie, en convoquant Sartre, Rousseau ou Gorz, Olivia Gazalé nous invite à explorer les questions de l'amour, de la fidélité et du désamour, en évitant les écueils de la naïveté et du cynisme.
Olivia Gazalé est présidente des Mardis de la Philo et maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris. Depuis quinze ans, elle travaille à rendre la philosophie accessible et vivante, au travers de conférences, d'articles (notamment à Philosophie Magazine) et de contributions à des ouvrages collectifs.

mercredi 11 février 2015

Grande mobilisation de l'Ecole pour les valeurs de la République : lancement des Assises


Najat Vallaud-Belkacem a officiellement marqué la mobilisation de l’École et de ses partenaires pour les valeurs de la République  lundi 9 février en annonçant des Assises qui se tiendront sur tout le territoire entre le 16 février et le 24 avril. Une synthèse nationale des assises sera présentée la semaine du 12 mai.


mardi 3 février 2015

3ème festival Voir ensemble, du 7 au 22 février 2015, cinéma Le Méliès de Grenoble


Pour la troisième année, VOIR ENSEMBLE invite à la découverte d’un cinéma ouvert sur le monde et riche de toutes  ses variations.
Un cinéma affichant sa singularité et s’adressant aux plus petits comme aux plus grands d’entre nous. Tête chercheuse avec de nombreuses avant-premières et films inédits (Shaun le Mouton, Aputi, Voyage vers Agartha, Le Baron de Crac, l’Ombrelle bleue, Mune le gardien de la lune…), VOIR ENSEMBLE conviera nos spectateurs à 15 jours de festivités, de découvertes et de curiosité (Le génie de Karel Zeman, le talent de Makoto Shinkai…), de rencontres (Jean-François Laguionie, parrain du festival, et Uzi Geffenblad seront à nos côtés), d’étonnements, de surprises...Et on l’espère, comme toujours, d’émerveillement !